WHY WON'T THEY LEAVE US ALONE ?

25/22/16 - 11/12/16

Antoine Belot, Marine Bourlois, Adrien Degioanni, Nicolas Doche, Étienne Kawczak-Wirz et Xarli Zurell.
Une exposition réalisée en partenariat avec l’institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT).


“ Qu'est-ce-que les photos veulent de nous? Pourquoi ne nous laissent-elles pas tranquilles ? Nous les produisons et elles nous entourent, jusqu'à nous retenir en captivité, exigeant et obtenant ainsi de nous une rançon psychique. Nous les laissons nous submerger et nous demandons pourquoi nous ne pouvons cesser d’en prendre, pourquoi nous ne parvenons pas à détourner le regard. Serait-ce parce que la photographie, en soit, est un trouble compulsif ?
À travers la photographie, nous essayons de saisir ce qui est éphémère et au delà de notre portée: le monde dans toute son immensité et son élasticité. Mais pourquoi attendons-nous de la photographie qu’elle capture quoi que ce soit de réel ? Afin de produire un authentique reflet de ce que l’on a vu, de ce que nous sommes ? Plus précisément, il s'agirait de ce qui fut. Car dans l’épais brouillard de ce qui est perdu, la vérité apparait plus nettement lorsque nous en parlons au passé. ” *

Why won’t they leave us alone ? est un projet d’exposition élaboré par six jeunes diplômés Antoine Belot, Marine Boulois, Adrien Degioanni, Nicolas Doche, Étienne Kawczak-Wirz et Xarli Zurell et dont le point de départ est une traduction sauvage du texte Trompe l’œil publié par le critique et commissaire d’exposition américain Bob Nickas.

Depuis 2012, Treize collabore chaque année à la réalisation d'une exposition en partenariat avec une école d'art. Après l'ECAL de Lausanne en 2013, la Villa Arson de Nice en 2014, et l’ENSBA Lyon en 2015, l'exposition Why won't they leave us alone ? est réalisée en partenariat avec l’institut supérieur des arts de Toulouse (isdaT) cette année. Cette édition est accompagnée par l'artiste et enseignante à l'isdaT, Émilie Pitoiset.


* « What do photographs want from us? Why won’t they leave us alone? We create them, and they surround us, hold us captive, demand and extract psychic ransom. We allow ourselves to be overtaken by them and then wonder why we can’t stop taking them, or look away. Is it because photography itself is a compulsion to repeat? With photography, we try to grasp what’s ephemeral and beyond our reach, the world in all its vastness and elasticity. But why do we expect photographs to capture anything real? To yield a true reflection of what we saw, of who we were? More accurately, of what was. Because in the hazy blur of what’s lost, truth inevitably comes into greater focus in the past tense.»
Bob Nickas, « Trompe l'oeil », Vice.com - photo issue 2014, 14 juillet 2014.