← Les films de Guillaume Dustan
(2000-2004)



DIMANCHE 2 JUIN, 19 h, au Centre Pompidou, Cinéma 2

Enjoy (back to Ibiza (2001)
(103 min, version sous-titrée)

présenté par Lili Reynaud Dewar


Enjoy (back to Ibiza), un road movie existentiel et plus ou moins solitaire en bus en Espagne ; je rencontre un étudiant aux Beaux-Arts habillé comme moi qui me montre son travail, un déguisement de limace grandeur humaine qu’il fait mettre à des amis pour les photographier ; également ma visite du marché central de Valencia en compagnie de Patrick Cardon, figure culte gay et éditeur, je le connais bla-bla-bla-bla, et un voyage raté à Ibiza.

La première partie, Enjoy, est une conférence à Valence en Espagne, sur « la littérature et la sexualité », « the literature of the I » retranscrite dans Génie Divin, comme une nouvelle manière de diffuser sa parole :

« (printemps 00) (Valencia)
(c’est une partie du film) (Back)

(…) The colloque being about sexuality and art, being a writer myself, I thought I should speak about literature. Then I thought about the relation-ship between literature and sexuality or sex : it’s a very bad relationship. So I told him I was going to do a speech that said : "literature doesn’t like sex and sex doesn’t like literature either". There is a very big difference between literature and sex, we all know it : literature is on the side of power, and sex is not. Sex is repressed. Literature is "good" and sex is "evil". We are all brought up with these ideas, and they are very annoying ideas because sex is something that is normal. I think we come from a race of chimpanzees which uses sex as a way of communicating - bisexually. And I think the alienation of sex is the ultimate way power makes us crazy, frustrates us, and uses us as the fuel of a crazy thing which is known as the world we live in. »


Enjoy (back to Ibiza) est le cinquième film de Guillaume Dustan et l’un de ses deux seuls long métrages. Dans la séquence tournée sur le marché de Valence, Dustan continue de tester les possibilités de sa caméra (« c’est une petite bête très sensible ») : « il y a trop de lumière alors ça brille, ce sera jolie », « je suis en train de cadrer et ça je déteste ».